arrivee 4 novembre
Premier pas sur le sol Colombien, de nuit, après avoir suivi le soleil pendant 11 h de voyage… Long fut le chemin avant d’entrevoir la première barrière administrative et militaire…Finalement, face à la sécurité des frontières tout se passa sans accroc jusqu’au comite d’accueil dirigé par la co-responsable du centre et les familles… Une camionnette pour ultime moyen de transport jusqu’à nos lieux de vie respectif dans un petit cartier ou sortir seul la nuit se fait à ses risques et périls… Ce sont la des recommandations (pour être sérieux) à ne pas prendre à la légère, nous sommes, et cela sans nous déplaire dans les cartiers pauvres de Bogota, près des gens, des familles et du peuple colombien…Pour vous éclairer sachez que sur une échelle de rang social qui s’élève jusqu’à 7 ici en Colombie, le niveau de richesse du cartier se classe niveau 1.
Le trajet en camionnette nous offre les premières images de Bogota. On se laisse envahir par ce qu’on voit, la différence est omniprésente et se fait sentir…Le trafic pour commencer est dense , complexe, dépassements dangereux, excès de vitesse (ou est la ceinture ??)… Le meilleur amis du conducteur est son klaxon dont certain l’emploi à outrance, à tors, à travers. Pour vous faire une idée, on a été choquer par le niveau de décibel du klaxon d’un camion de pompier qui équivaut sans mentir au moins à une sirène de bateau …Mais bon, indispensable pour se frayer un chemin au milieu de ce chaos organisé… Bref, du sang froid et un peu de temps à perdre vous aidera à passer un agréable voyage aux heures de pointe. L’état des routes dès qu’on s’approche des cartiers pauvres se dégrade également de façon caractéristique, on se laisse donc bercer par les bosses et les nids de poule en tout genre. Enfin, on ne se lasse pas de regarder la vie qui grouille de l’autre coté de la fenêtre, tellement de lumières, de petits magasins, de gens qui s’affèrent dans tout les sens… Et puis la musique qui accompagne chaque coin de rue, chaque balcons…
La fin de ce trajet singulier abouti à Villa Rica dans le « barrio » de Kennedy où on a le plaisir de rencontrer les 4 familles au complet, Les présentations étant faites, on nous sert un copieux repas à base de riz, de poulet, de bananes plantins, de pommes de terre, etc. .. le type de plat typique qui deviendra la base de notre alimentation. Sur ce, direction le lit pour un repos bien mérité…
Notre vie colombienne débute.

